La maladie de Freiberg est une affection qui correspond à l’ostéonécrose de la tête d’un métatarse, souvent le deuxième. Elle induit des douleurs et évolue fréquemment vers de l’arthrose. Sa prise en charge initiale est toujours médicale et c’est seulement quand ces mesures conservatives ne s’avèrent pas ou plus satisfaisantes qu’un acte chirurgical doit être envisagé. Sa forme exacte dépend surtout du degré d’avancement de la pathologie.
La maladie de Freiberg : définition, causes et symptômes
On appelle « métatarsalgies » des douleurs mécaniques ressenties sous l’avant du pied, en regard des métatarses, os longs qui s’articulent avec les premières phalanges des orteils.
La maladie de Freiberg est l’une des causes possibles de métatarsalgies mécaniques. Elle touche isolément l’un des métatarses, le plus souvent le deuxième, et est due à l’ostéonécrose partielle de sa tête. Cela signifie qu’à ce niveau, une partie de l’os « meurt » en raison d’un problème de vascularisation.
Cette pathologie induit alors des douleurs et évolue généralement vers une arthrose plus ou moins importante de l’articulation, en fonction de l’étendue de la nécrose. Cette arthrose est souvent bien tolérée à ses premiers stades et son diagnostic est donc fréquemment tardif.
La maladie de Freiberg est souvent idiopathique, sans cause déterminée. Il existe cependant des facteurs qui peuvent favoriser son apparition : pied creux, métatarses trop longs, rétraction musculo-tendineuse du mollet, diabète et insuffisance rénale chronique notamment. Elle peut aussi trouver son origine en des facteurs micro traumatiques liés à la pratique de certaines activités, comme la course à pied sur terrain dur.
Quel traitement pour la maladie de Freiberg ?
C’est toujours un traitement médical qui constitue la première forme de prise en charge. Il inclut différents types de mesures. L’adaptation des chaussures du patient est un point important. Elles doivent être larges, souples, amortissantes, et les talons hauts sont à éviter. Parfois, le recours à des orthèses plantaires fabriquées sur mesure permet une diminution significative des douleurs.
Par ailleurs, le maintien de la souplesse articulaire est un point essentiel. Il est assuré par des séances de rééducation et des exercices d’auto-assouplissement quotidiens. Enfin, dans certains cas, une infiltration articulaire antalgique peut être prescrite.
C’est quand le traitement médical s’avère insatisfaisant (douleurs persistantes, mobilité insuffisante) qu’une chirurgie devient nécessaire. Sa forme exacte dépend du stade de développement de l’arthrose.
Dans les cas les plus légers, il s’agit fréquemment de procéder à un nettoyage de l’articulation. A des stades plus avancés, une ostéotomie est parfois nécessaire. Son but est de conserver l’articulation atteinte en procédant à des sections osseuses chirurgicales, pour la réaxer ou en raccourcir les os.
Enfin, en cas d’arthrose avancée et d’une destruction de la tête du métatarse trop importante, une arthroplastie (mise en place d’une prothèse articulaire) peut s’avérer nécessaire.